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Techniques de communication sexuelle - sex-013 - Communication sur le cunnilingus/fellation : Comment aborder et négocier les préférences et limites en matière de sexe oral
Le sexe oral est une partie importante mais rarement discutée ouvertement de la vie sexuelle de nombreux couples. Le donneur est souvent incertain de savoir si sa technique procur…
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I. Problématique
Le sexe oral est une partie importante mais rarement discutée ouvertement de la vie sexuelle de nombreux couples. Le donneur est souvent incertain de savoir si sa technique procure du plaisir à l'autre, et le receveur a souvent du mal à se détendre – s'inquiétant du goût, de l'apparence ou des sentiments de l'autre. Plus complexe encore : certaines personnes aiment donner mais n'aiment pas recevoir, d'autres font l'inverse ; certaines ne sont disposées à pratiquer le sexe oral que dans des contextes spécifiques ; d'autres éprouvent une forte aversion ou de la honte à son sujet. Ces préférences, hésitations et angoisses ne sont presque jamais réellement discutées dans la plupart des relations. Les partenaires communiquent par des gestes corporels hésitants, un consentement tacite ou de l'évitement – et ces signaux flous sont souvent mal interprétés. Cet article propose un cadre complet pour la communication sur le sexe oral, aidant les partenaires à discuter de ce sujet sensible mais important de manière sûre, respectueuse et enthousiaste. Idée centrale : la communication sur le sexe oral ne consiste pas à convaincre l'autre de faire ce qu'il ne veut pas – elle vise à créer suffisamment de sécurité pour que les deux partenaires puissent exprimer honnêtement leurs véritables préférences, limites et désirs.
II. Concepts clés
### La science derrière ces techniques de communication sexuelle
Ces techniques de communication sexuelle ne sont pas de simples conseils "pour se sentir bien" – elles reposent sur des bases solides en psychologie, neurosciences et sexologie.
**Communication sexuelle et double traitement cérébral** : La communication sexuelle implique deux systèmes cérébraux – le système émotionnel rapide (amygdale, système limbique) et le système cognitif lent (cortex préfrontal). Lorsque les gens ressentent de la honte, se sentent jugés ou menacés sur des sujets sexuels, l'amygdale est activée, déclenchant des réactions de défense (évitement, agression ou sidération), rendant tout dialogue constructif impossible. Des techniques de communication sexuelle efficaces maintiennent le cortex préfrontal en ligne en établissant un sentiment de sécurité avant d'aborder les sujets sexuels.
**Ocytocine et fenêtre de vulnérabilité** : L'intimité sexuelle (surtout après l'orgasme) libère une grande quantité d'ocytocine, créant une "fenêtre de vulnérabilité" d'environ 30 à 60 minutes. Pendant cette fenêtre, la réceptivité du partenaire à la connexion émotionnelle et à la communication est considérablement accrue. C'est pourquoi la communication post-coïtale (aftercare, pillow talk) est si importante – vous utilisez un moment neurochimiquement optimal pour renforcer les liens affectifs.
**Base neurologique de la honte sexuelle** : Des recherches montrent que la honte sexuelle active les mêmes zones cérébrales que la douleur physique (cortex cingulaire antérieur). Cela explique pourquoi se sentir honteux lors d'une communication sexuelle est si douloureux pour beaucoup – le cerveau l'expérimente littéralement comme une blessure. Des techniques de communication sexuelle efficaces "soulagent la douleur" en normalisant, dépathologisant et faisant preuve d'empathie.
**Mythes et réalités des différences de genre dans la communication sexuelle** : Bien que la culture populaire mette l'accent sur les grandes différences entre hommes et femmes dans la communication sexuelle, les recherches (comme celles de Masters & Johnson, Kinsey Institute, Emily Nagoski) montrent que les différences individuelles sont bien plus grandes que les différences de genre. Les variables les plus importantes sont : la qualité de l'éducation sexuelle, l'attitude de la famille d'origine envers la sexualité, le caractère positif/négatif des expériences sexuelles passées, et le sentiment de sécurité psychologique dans la relation actuelle. De bonnes techniques de communication sexuelle transcendent le genre et s'adressent à l'expérience unique de chaque individu.
### Les quatre défis de la communication sur le sexe oral
**Défi 1 : La conversation gênante sur le goût et l'hygiène** – Beaucoup de gens sont extrêmement mal à l'aise à l'idée de discuter du goût et de la propreté des parties génitales, ce qui conduit à éviter la communication. Les recherches montrent que lorsque les partenaires discutent ouvertement de leurs préférences en matière d'hygiène, la satisfaction liée au sexe oral augmente considérablement.
**Défi 2 : Le piège de la lecture de pensées sur les techniques et les préférences** – Le sexe oral est l'un des comportements sexuels les plus difficiles à communiquer avec précision par le langage corporel. Sans guidage verbal, le donneur opère essentiellement à l'aveugle.
**Défi 3 : L'asymétrie entre donner et recevoir** – De nombreux couples connaissent un déséquilibre dans le sexe oral qui, s'il n'est pas discuté, peut s'accumuler en ressentiment ou en pression.
**Défi 4 : Divergence de statut et de signification du sexe oral** – Certains le considèrent comme un préliminaire, d'autres comme l'événement principal. Cette différence d'attribution de sens est une source majeure de malentendus.
### Les quatre niveaux de communication sur le sexe oral
**Niveau 1 : Communication sur la volonté** – Discuter de l'attitude fondamentale et du niveau de confort vis-à-vis du sexe oral. **Niveau 2 : Communication sur les préférences** – Discuter des préférences spécifiques concernant la technique, le rythme, la pression, la profondeur, etc. **Niveau 3 : Guidage en temps réel** – Donner des indications verbales ou non verbales pendant le sexe oral. **Niveau 4 : Retour d'information après l'acte** – Partager l'expérience et suggérer des ajustements après la fin.
III. Parcours d'action
### Boîte à outils de techniques de communication sur le sexe oral
**Techniques pour communiquer sur la volonté** : "À propos du sexe oral, j'aimerais connaître tes vrais sentiments – pas ce que tu devrais ressentir, mais ce que tu aimes vraiment ou n'aimes pas." "J'ai remarqué que nous n'avons jamais parlé de sexe oral. Serais-tu d'accord pour en discuter avec moi ? Aucune pression." "Y a-t-il quelque chose à propos du sexe oral que tu as toujours voulu dire mais que tu n'as jamais eu l'occasion de dire ?"
**Techniques pour le donneur exprimant ses limites** : "J'aimerais beaucoup te faire un cunnilingus/fellation ce soir, mais je ne veux pas aller jusqu'au bout. Ça te va ?" "J'aime te faire un cunnilingus/fellation, mais j'ai besoin que tu me donnes un retour, verbal ou sonore, sinon je ne sais pas comment ajuster." "Parfois, ma mâchoire se fatigue, j'ai besoin de changer de mouvement."
**Techniques pour le receveur exprimant ses préférences** : "J'aime le rythme que tu avais tout à l'heure. Pourrais-tu... (description spécifique) ?" "Honnêtement, je ne suis pas sûr(e) de savoir quel type de sexe oral je préfère. Pouvons-nous considérer cela comme une exploration ?" "Je suis un peu nerveux(se) parce que je suis gêné(e) par mon odeur ou mon apparence."
**Techniques de guidage en temps réel (receveur)** : "Plus lent... oui... à cette vitesse... plus doux... avec le bout de la langue... un peu plus haut... oui, là... ne t'arrête pas... garde ça... change de rythme... utilise ta main en même temps... j'aime ça..."
**Techniques de guidage en temps réel (donneur)** : "Comment tu te sens ? Tu veux que je continue comme ça ou que je change ? Tu veux plus profond ou moins profond ? Dis-moi ce que tu aimes..."
**Techniques pour refuser le sexe oral** : "Le sexe oral n'est pas dans ma zone de confort. Ce n'est pas à propos de toi – c'est ma propre limite." "Je n'ai pas envie de sexe oral pour le moment. Peut-être plus tard – mais pas aujourd'hui." "Je n'aime pas le sexe oral, mais je veux trouver d'autres façons qui nous satisfassent tous les deux."
**Techniques pour répondre à un refus** : "Je respecte totalement cela. Merci de me l'avoir dit." "Je comprends. L'important est que tu fasses ce avec quoi tu es à l'aise." "Merci pour ton honnêteté. Cela ne change en rien ce que je ressens pour toi ou ton attrait à mes yeux."
IV. Études de cas
**Cas 1 : La première conversation après sept ans de silence**
Junho et Minya sont ensemble depuis sept ans. Junho aime faire un cunnilingus à Minya, mais Minya n'a jamais fait de fellation à Junho. Junho n'en a jamais parlé, mais il ressent intérieurement de l'injustice et de la frustration. Minya n'est en fait pas opposée au sexe oral, mais elle n'a jamais essayé et craint de ne pas bien faire – et comme Junho ne lui a jamais demandé, elle pensait qu'il n'en avait pas besoin. Lors d'un atelier de couple, Junho a finalement parlé : "Je veux te parler de quelque chose dont je n'ai jamais vraiment parlé. À propos du sexe oral – toi me faisant une fellation. Je ne te le demande pas ni ne te mets la pression. Je veux juste que tu saches que cela signifierait beaucoup pour moi. Mais si tu ne veux vraiment pas, c'est tout à fait ok." Minya est restée silencieuse un moment : "J'ai toujours pensé que tu n'en avais pas besoin. Tu n'en as jamais parlé." Junho : "Je n'osais pas. J'avais peur que tu te sentes obligée." Minya : "En fait... je n'ai jamais essayé. J'ai un peu peur de mal faire. Si tu es prêt à m'apprendre... je peux essayer." Cette conversation a ouvert leur exploration du sexe oral, et plus important encore, la conversation elle-même a libéré la frustration silencieuse que Junho accumulait depuis sept ans.
**Cas 2 : Négociation d'une aversion pour le sexe oral**
Yuqing a une forte aversion pour le sexe oral – due à une expérience désagréable antérieure. Son partenaire Haoran aime beaucoup le sexe oral. Avec l'aide d'un thérapeute, Yuqing a dit : "J'ai besoin que tu comprennes – mes sentiments à propos du sexe oral n'ont rien à voir avec ton attrait. Ce n'est pas à propos de toi. C'est la mémoire de mon propre corps." Haoran a répondu : "Je comprends. Mais j'ai besoin d'être honnête – le sexe oral est important pour moi. Y a-t-il une forme de contact buccal que tu pourrais envisager ?" Après exploration, Yuqing a découvert qu'elle avait une aversion pour la gorge profonde, mais que les contacts très superficiels, comme des baisers, ne provoquaient pas une réaction aussi forte. Haoran a découvert que son désir de donner ne devait pas nécessairement prendre la forme d'un sexe oral traditionnel – la combinaison de la main et de la bouche le satisfaisait aussi. Ils ont conclu un accord : Yuqing essaierait, dans les limites de son confort, un contact buccal léger ; Haoran respecterait totalement ses limites. Cet accord a permis aux deux de se sentir compris et a considérablement réduit la tension qui persistait.
V. Conseils pratiques
1. **Discutez d'abord de l'attitude, puis de la technique** : Avant de plonger dans le "comment faire", discutez de ce que vous ressentez. Le sexe oral signifie des choses très différentes pour différentes personnes.
2. **Abordez la conversation sur l'hygiène à l'avance** : Discutez des préférences en matière d'hygiène avant (et non pendant) l'intimité. Cela dédramatise et est pratique.
3. **Établissez des signaux de sécurité pour le retour en temps réel** : Convenez de signaux non verbaux – tapoter deux fois l'épaule pour ajuster, pousser doucement la tête pour continuer.
4. **Utilisez un cadre d'exploration plutôt qu'un cadre de performance** : Dites "Je veux explorer comment tu aimes le sexe oral" (découverte commune) plutôt que "Je veux te donner le meilleur cunnilingus/fellation" (pression de performance).
5. **Discutez de la symétrie** : S'il y a un déséquilibre dans le sexe oral, menez une conversation ouverte et honnête pour comprendre les sentiments de chacun et les raisons derrière les choix.
6. **Ne liez pas le sexe oral et les rapports sexuels** : Le sexe oral n'est pas nécessairement un préliminaire – il peut être une expérience sexuelle complète et indépendante.
7. **Si le sexe oral est une limite stricte, acceptez-la et innovez** : Si un partenaire ne veut absolument pas de sexe oral, discutez de la possibilité d'explorer des sensations connexes ou d'autres alternatives.
### Conseils avancés pour la pratique de la communication sexuelle
**Créez votre carnet de communication sexuelle** : Notez les techniques clés et les questions de réflexion de cet article dans un carnet dédié. Ce n'est pas un journal intime – c'est un "cahier de laboratoire de communication sexuelle". Notez ce que vous avez essayé, la réaction de votre partenaire, ce que vous avez ressenti. Prenez 15 minutes chaque semaine pour faire le point, noter les schémas, les progrès et les points à ajuster.
**Commencez par des sujets à faible risque** : Si vous êtes nerveux(se) à propos de la communication sexuelle, ne commencez pas par le sujet le plus difficile. Commencez par exprimer une appréciation sexuelle ("J'ai aimé la dernière fois quand..."), partager un fantasme sexuel léger, ou demander une simple préférence à votre partenaire. Les petites réussites renforcent la confiance et les compétences, jetant les bases de conversations plus difficiles.
**Utilisez la "perspective d'un tiers" pour réduire la honte** : Lorsque vous avez du mal à prononcer certains mots ou sujets sexuels, essayez d'introduire le sujet avec "J'ai lu une étude qui disait..." ou "J'ai entendu un podcast mentionner...". Cela crée une "zone tampon" de discussion – vous et votre partenaire discutez d'une information externe, sans exposer directement vos parties les plus vulnérables.
**Distinguez les "bons moments" des "mauvais moments"** : N'entamez pas une communication sexuelle importante après une dispute, lorsque vous êtes fatigué(e), en public, ou lorsque les enfants risquent d'interrompre à tout moment. Demandez activement : "J'aimerais te parler de quelque chose concernant notre vie sexuelle maintenant. Est-ce un bon moment ? Sinon, quand serais-tu disponible ?" Le respect de cette "vérification du moment" est en soi un acte d'intimité.
**Acceptez les conversations imparfaites** : Votre première tentative de communication sexuelle peut être maladroite, gênante, voire déclencher une réaction défensive. C'est normal – ce n'est pas un signe d'échec. Chaque conversation imparfaite est un apprentissage. Le point crucial est : après la conversation, pouvez-vous revenir vers votre partenaire et dire "Cette conversation n'a pas été facile pour moi, mais je suis reconnaissant(e) que nous ayons essayé. Pouvons-nous réessayer ?"
VI. Résumé
La communication sur le sexe oral est peut-être l'un des sujets les plus difficiles de la communication sexuelle – elle implique la vulnérabilité, la honte corporelle, l'insécurité technique et une signification émotionnelle profonde. Lorsque les partenaires peuvent discuter du sexe oral de manière sûre et honnête, ils n'améliorent pas seulement l'expérience de cette activité spécifique – ils construisent une confiance et une capacité de communication applicables à tous les domaines de la communication sexuelle. Points clés : La communication sur le sexe oral comporte quatre niveaux – volonté, préférences, guidage en temps réel, retour d'information après l'acte ; la plupart des problèmes de sexe oral proviennent d'un manque de communication plutôt que d'un manque de technique ; le guidage en temps réel est le moyen le plus naturel et le plus efficace de communiquer pendant le sexe oral ; l'asymétrie dans le sexe oral doit être nommée et discutée plutôt qu'évitée ; dire non au sexe oral est tout à fait valable – et doit être respecté sans punition.
### Réflexion finale sur la communication sexuelle
La communication sexuelle ne consiste pas à devenir le "partenaire sexuel parfait" – il s'agit de devenir un "partenaire sexuel authentique". Une communication sexuelle authentique signifie : être capable d'exprimer son désir quand il se présente, de refuser de faire l'amour sans culpabilité, de partager son plaisir, de dire stop quand on est mal à l'aise, de poser des questions quand on est curieux(se), et de dire "Je ne sais pas, mais je suis prêt(e) à explorer ensemble" quand on est incertain(e).
Le dilemme de la communication sexuelle dans notre culture est enraciné dans une contradiction profonde : nous sommes bombardés d'images sexuelles (publicité, cinéma, médias sociaux), mais privés du langage et de l'espace pour discuter sincèrement de la sexualité. Nous avons vu des milliers de scènes de sexe, mais rarement comment les gens négocient le consentement, expriment leurs préférences, gèrent la gêne ou refusent avec douceur. Ce sont précisément les moments qui nécessitent le plus de compétences en communication – et ce sont ceux que l'on nous enseigne le moins.
Maîtriser les outils de communication sexuelle est un processus profond de libération. Chaque fois que vous remplacez l'allusion par la clarté, le jugement par la curiosité, la honte par l'empathie, vous n'améliorez pas seulement votre vie sexuelle – vous reprogrammez votre relation avec la sexualité elle-même. Vous passez de "la sexualité comme performance, obligation ou tabou" à "la sexualité comme une expérience humaine partagée, communicable et évolutive".
Ce n'est pas un chemin facile – mais c'est un chemin qui vaut la peine d'être emprunté. Parce que vous méritez une relation où vous pouvez parler librement de sexualité. Votre partenaire aussi. Et la capacité de communication sexuelle que vous construirez ensemble deviendra l'un des fondements les plus solides de votre intimité.
Commencez aujourd'hui. Choisissez une technique. Pratiquez-la trois fois en une semaine. Observez ce qui se passe. Puis choisissez la suivante. Ces petits pas, accumulés dans le temps, deviendront un changement qualitatif dans votre capacité de communication sexuelle.
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Discussion approfondie
### Intégrer la communication sexuelle dans la vie quotidienne
Comprendre la théorie de la communication sexuelle n'est que la première étape. La véritable transformation se produit lorsque ces idées sont tissées dans les moments de la vie quotidienne. Voici des moyens concrets d'appliquer ce que vous avez appris :
**Exercice de contact intime matinal** : Avant de vous lever, passez 60 secondes en contact intime non sexuel avec votre partenaire – câlins, caresses dans les cheveux, ou simplement dites "J'aime me réveiller à côté de toi". Cela établit un sentiment de sécurité corporelle tout au long de la journée, jetant les bases d'une éventuelle communication sexuelle ultérieure. Les recherches montrent que le contact physique quotidien non sexuel est l'un des prédicteurs les plus forts de la satisfaction sexuelle.
**Conversation au coucher** : Avant de dormir, prenez 5 minutes pour partager une chose qui vous a fait penser à votre partenaire pendant la journée. Ce n'est pas nécessairement sexuel – cela peut être une chanson, une blague ou un souvenir. Le but de ce rituel est de maintenir ouverts les canaux de connexion émotionnelle, et des canaux de connexion ouverts sont une condition préalable à la communication sexuelle.
**Vérification hebdomadaire de la température intime** : Fixez un moment régulier (par exemple, le dimanche soir) et posez-vous mutuellement trois questions pendant 10 minutes : (1) Comment était notre connexion physique cette semaine ? (2) Y a-t-il quelque chose à propos de notre vie sexuelle à quoi tu penses et que tu n'as pas encore dit ? (3) La semaine prochaine, y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour que tu te sentes plus désiré(e)/en sécurité ?
**Bilan mensuel de la vie sexuelle** : Une fois par mois, prenez 30 minutes pour une conversation plus approfondie. Discutez : Qu'est-ce qui fonctionne bien ? Qu'est-ce qui pourrait être amélioré ? Y a-t-il de nouvelles curiosités ou de nouveaux désirs qui ont émergé ? Y a-t-il d'anciens schémas qui ne sont plus adaptés ? Cela évite l'accumulation à long terme de problèmes sexuels.
### Questions fréquentes et préoccupations
**Q : Que faire si mon partenaire ne veut pas parler de sexualité ?**
R : De nombreux partenaires sont initialement réticents à la communication sexuelle, souvent en raison d'expériences négatives passées (critiques, humiliation ou sentiment d'incompétence). Commencez par la communication la plus petite et la moins menaçante – par exemple, partagez uniquement une appréciation sexuelle sans formuler aucune demande de changement. Lorsque le partenaire expérimente que la communication sexuelle peut être une expérience positive et intime (et non une source de critique et d'exigence), il s'ouvre souvent progressivement. Votre patience et votre constance sont essentielles.
**Q : La communication sexuelle ne rend-elle pas le sexe "artificiel" ou "trop technique" ?**
R : C'est une préoccupation courante, mais les recherches montrent systématiquement le résultat inverse : les partenaires qui peuvent communiquer ouvertement sur la sexualité rapportent une satisfaction sexuelle plus élevée, plus de plaisir sexuel et plus de spontanéité sexuelle – parce qu'ils n'ont plus à deviner les préférences de l'autre ou à cacher leurs propres besoins. La communication ne tue pas la magie – elle crée une confiance plus profonde, et la confiance est la base de la véritable liberté sexuelle.
**Q : Quand devrais-je chercher de l'aide professionnelle ?**
R : Si les tentatives de communication sexuelle déclenchent systématiquement des réactions intenses de honte, de colère ou de traumatisme ; si les conflits sexuels menacent la sécurité fondamentale de la relation ; ou si vous vous retrouvez à répéter les mêmes impasses dans la communication sexuelle sans pouvoir les dépasser – ce sont des moments raisonnables pour chercher l'aide d'un sexologue ou d'un conseiller conjugal. Chercher de l'aide n'est pas un échec – c'est un signe de sagesse.
### Le rôle de l'auto-compassion dans la communication sexuelle
L'élément le plus négligé dans l'apprentissage de la communication sexuelle est peut-être l'auto-compassion. Les gens tombent souvent dans l'autocritique lorsqu'ils apprennent la communication sexuelle : "Pourquoi ai-je tant de mal à exprimer mes besoins ?" "Pourquoi ai-je honte de choses aussi basiques ?" "Est-ce que j'ai un problème sexuel ?"
Cette autocritique est contre-productive. Les recherches de Kristin Neff sur l'auto-compassion montrent que se traiter avec la même empathie que l'on traiterait un ami en difficulté est lié à une plus grande résilience émotionnelle, un attachement plus sûr et des relations plus satisfaisantes.
Lorsque vous remarquez que vous avez des difficultés dans la communication sexuelle, essayez de vous dire : "C'est le résultat normal de ma croissance dans une culture qui réprime la sexualité. J'apprends un ensemble de compétences qui ne m'ont jamais été enseignées. Cela demande du temps et de la pratique. Je fais de mon mieux."
L'auto-compassion n'est pas une excuse pour des comportements nuisibles. C'est se sentir compris tout en se responsabilisant. C'est reconnaître que vous êtes un être humain en chemin d'apprentissage, et non une machine qui devrait se reprogrammer instantanément.
### Réflexion finale
La communication sexuelle est peut-être l'un des domaines les plus difficiles et les plus précieux de la communication humaine. C'est le point de rencontre de nos hontes les plus profondes et de nos désirs les plus intenses. Elle nous oblige à faire face aux tabous culturels, aux traumatismes personnels et à la peur de la vulnérabilité – tout en maintenant la connexion et la curiosité envers notre partenaire.
Les efforts que vous investissez dans ce domaine ne sont pas de l'indulgence – c'est l'un des investissements les plus importants que vous puissiez faire pour votre relation, votre partenaire et vous-même. Parce qu'une relation capable de discuter librement de sexualité est une relation capable de discuter librement de presque tout. Et la croissance de la capacité de communication sexuelle entraîne souvent une croissance de la capacité de communication dans tous les autres domaines.
Commencez aujourd'hui. Une conversation à la fois. Une question courageuse à la fois. Une réponse honnête à la fois.
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*Cet article s'appuie sur la littérature pertinente de la base de connaissances, y compris, mais sans s'y limiter : les recherches de Masters & Johnson sur le cycle de la réponse sexuelle, le modèle de contrôle dual du désir sexuel d'Emily Nagoski (Come As You Are), les études du Gottman Institute sur la communication sexuelle des couples, les recherches de Peggy Kleinplatz sur l'expérience sexuelle optimale, ainsi que la littérature clinique pertinente de la base de connaissances.*
*This article draws on research from Masters & Johnson, Emily Nagoski's dual control model of sexual response (Come As You Are), Gottman Institute couple sexual communication studies, Peggy Kleinplatz's optimal sexual experience research, and related clinical literature in the knowledge base.*
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